Récupérer l'eau de pluie
Simple, économique et écologique...
La gestion des eaux pluviales est régie par le code civil (articles 640-641 et 681).
Rien n'interdit la récupération des eaux de pluie, et l'article 641 indique que "
tout propriétaire a le droit de disposer et d'user des eaux pluviales qui tombent sur son fond".
Seule restriction: la collecte ne doit pas porter préjudice au propriétaire situé en contrebas.
L'eau de pluie, ressource gratuite, représente un potentiel de récupération non négligeable. La quantité d'eau de pluie
reçue sur un toit est importante. Un m² de toiture permet de récupérer 1 litre par millimètre de précipitations.
Le département de l'ariège reçoit en moyenne de 900 à 1000 L d'eau au M². Ce qui donne pour une toiture de 100 m²,
entre 90 000 et 100 000 litres (soit 90 à 100 m3) d'eau par an. On retranchera à ce chiffre 18 à 20 M3 dus au phénomène d'évaporation (20 % environ).
En mettant en place un système de réservoir sous les descentes d'eaux pluviales, on collecte l'eau nécessaire à l'arrosage du jardin ou au lavage de la voiture.
Placés de préférence à l'ombre et au nord de la maison, on limitera le phénomène d'évaporation.
On peut de la même manière récupérer cette eau de pluie, dans une citerne enterrée dans le jardin. Il est impératif dans ce cas de bien dimensionner le système de récupération
en tenant compte des données pluviomètriques. Attention car sur le département de l'Ariège, les précipitations peuvent varier suivant que l'on se trouve en plaine ou en montagne...
On trouve trois types de matériaux pour les cuves à enterrer: la cuve béton, polyéthylène et acier. Chaque type de cuve est équipé d'un système de filtration destiné à limiter l'encrassement de la cuve et à stocker
une eau la plus propre possible. Les systèmes peuvent être disposés soit en amont, soit en aval de la cuve, voire les deux. Les niveaux de filtration varient suivant l'usage: 200 microns obtenus avec un filtre gouttière pour arroser le jardin,
80 microns pour une utilisation dans les toilettes et le lave-linge, 5 microns pour la douche, le bain, le lave-vaisselle, et enfin 3 nanomètres, soit 0,003 microns (carbofiltration) pour une eau destinée à l'évier de la cuisine et à un usage alimentaire.
L'eau récupérée est ensuite distribuée à l'aide d'un surpresseur ou une pompe. Pour un usage sanitaire, l'installation doit pouvoir basculer sur le réseau d'eau potable dès que le niveau de la cuve devient insuffisant.
La mise en oeuvre de solution globale est complexe et mieux vaut faire appel à des professionels. Pour une utilisation autre que domestique (besoins du jardin) il existe dans le commerce des kits complets à monter, à la portée de tout bricoleur...
Un crédit d'impôt est octroyé pour la mise en place d'un système de récupération d'eau de pluie. Pour une même résidence, le crédit d’impôt est égal à 40 % du montant des
équipements neufs et des travaux réalisés pour l’installation du système de récupération et de
traitement des eaux pluviales pris en compte dans la limite de 5 000 euros, pour la période du
1er janvier 2007 au 31 décembre 2011. En savoir plus...