
sont répartis dans le monde entier. D'une région à une autre, les éléments physiques et chimiques peuvent être différents et donc influer la qualité des produits.
Le principal bassin ardoisier exploité de nos jours se situe en Espagne, entre les provinces de Galice, de Léon et de Ségovie. Mais le plus connu demeure certainement le bassin angevin (France), où
à la différence de l'Espagne, l'ardoise est extraite à plusieurs centaines de mètres sous terre (+ de 500 m ).
L'ardoise
est une sorte d'argile qui a été transformée par les bouleversements géologiques et sismiques.
Suite à l'érosion des reliefs, les sédiments se sont déposés au fond des océans pendant l'ére primaire. Cela explique la présence de fossiles de coquillages dans certains blocs d'aedoises.
Ces différents dépôts ont subi des glissements géologiques et le magma en fusion a permis de modifier la composition de l'argile.
C'est à partir de ce moment que le schiste ardoisier est apparu et que la roche est devenue fissible.
Certains gisements datent de plus de 500 millions d'années, d'autres, comme celui d'Angers ou de Galice sont plus récents (200 à 300 millions d'années).
Utilisées dans un premier temps comme dallage ou pierre tombale (vers l'an 50 av.Jésus-Christ), les premières ardoises servant d'éléments de couvertures ne sont apparues que vers le 12 ème siècle.
L'ardoise en FrancePour voir la légende, passer la souris sur la carte
La place de l'ardoise dans l'architecture traditionnelle ariègeoise
Au Moyen Age, les églises et autres bâtiments religieux étaient les seuls à être recouverts d'ardoise.
En haut Couserans, le chaume prédomine jusqu'au XVIII ème siècle.
L'utilisation généralisée de l'ardoise remonte à cette époque, ce qui est relativement récent.
Elle correspond à la mise en exploitation d'ardoisières locales, à Saint-Lary notamment, et au recul de la culture du seigle.
Anciennement, les toitures étaient en chaume ou couvertes de bardeaux comme dans le pays de Foix. Dans cette région, les bardeaux furent remplacés par d'épaisses lauzes de schiste ardoisier.
Dans le Couserans où le chaume dominait, l'importance des pentes, supérieures à 45°, amena par commodité des habitants à recourir à une ardoise plus fine.
Par la suite, cette finesse imposa un travail plus délicat et plus technique de l'ardoise, valorisant ainsi le côté esthétique du bâtiment.
C'est ainsi qu'apparurent dans les villages les toits à quatre pentes des maisons plus cossues et les capucines, signes extérieurs de réussite sociale.