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L'opération "ardoise en couserans"

Cahier des charges
Avenant pour couverture en chaume


Grange à cominac, Ariège, mme Loubet. Gîte de caractèreSi l’opération « ARDOISES EN COUSERANS » participe d’un travail de sensibilisation et de réhabilitation d’un savoir - faire, elle est aussi une occasion de s’interroger sur la part que doit prendre l’évocation du passé d’un territoire.

A ce titre, il peut être intéressant de considérer les toitures de chaume.

Si la production d’ardoises qui l’a partout remplacé, fait aujourd’hui partie intégrante de l’économie, ça n’est plus le cas pour le chaume. Le propos n’est donc pas d’imaginer un retour à ce système constructif, mais simplement d’éviter sa disparition totale.

Il serait donc utile d’encourager la réhabilitation de certains de ces toits dans les mêmes conditions que l'ardoise, sur les sites encore marqués par ses vestiges tels que COMINAC, et sur les granges aux pignons encore couronnés de « pas d’oiseaux », dispositif indissociable de ce mode de couverture.

Détail cheminéeDétail faîtage en pignonRiveRefend dit à pas d'oiseau entre deux granges mitoyennes INTRODUCTION

Matériau privilégié dans les campagnes jusqu’au 18ème le chaume voit le début de sa disparition coïncider avec la naissance de l’industrialisation, assimilé à une fausse idée de pauvreté, parce qu’à la portée de tous, son déclin est favorisé par une économie agricole de plus en plus inadaptée à son utilisation et par des mesures financières (aides ou pénalités) mises en place par les collectivités et les assurances.

Ces facteurs ont par-là même contribué à la disparition d’un savoir - faire, à la modification radicale du paysage rural et paradoxalement sur la fin du 20ème siècle à la redécouverte de ce matériau dont les qualités n’ont pas varié : légèreté, souplesse, propriétés thermiques, beauté.

L’ARIEGE, à l’instar de toutes les campagnes de France, était couverte en Chaume et si l’on y trouve encore de rares témoignages en ruines, faute d’entretien, le potentiel bâti prêt à recevoir du chaume existe encore particulièrement dans la vallée d’ERCE à COMINAC (site inscrit.)

Caractérisées par une forte pente de toit (100 %) et des pas d’oiseau qui protègent le chaume d’un pourrissement trop rapide la restauration de ces anciennes granges ou habitations peut redonner à l’ARIEGE une image d’un passé emprunt d’entraide et de savoir-faire.

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