- Carrier débitant un bloc de schiste en "répartons" à l'aide d'une "masse" et de gros "burins".
2 - Le fandage
- Fendage des répartons en plaques minces de 5 à 12 mm avec un "ciseau" et une "massette". Les ardoises sont ensuite taillées dans ces plaques
3 - La coupe
- Taille de l'ardoise sur "l'enclume" à deux pointes à l'aide d'un "taillant". Avec le même outil, le carrier effectue les trous ou les encoches nécessaires à la fixation.
4 - Le tri
- Les "clous" fixés sur la planche sont placés à une certaine distance du bord qui croit de 2 cm en 2 cm.
La longueur comprise entre le bord de la planche et le clou détermine la catégorie dans laquelle est placée l'ardoise.
La pose
Le pureau dégressif
Les anciens, par souci d'économie, utilisaient pour les toits du Couserans des ardoises de dimensions variables.
Le pureau est la partie visible d'une ardoise.
Le principe de la toiture à pureau dégressif permet l'utilisation d'ardoises dont la hauteur varie de 20 à 40 cm.
Le principe de la couverture traditionnelle consiste à placer les ardoises les plus grandes sur le bas de la toiture et les plus petites en haut.
Pour assurer l'étanchéité, celles-ci doivent se chauvacher: c'est le recouvrement. Dans les faits, sur les toits anciens, la réduction des pureaux ne saurait être réguliere ou mathématique.
Photos extraites de "L'encyclopédie des métiers - L'art du couvreur" Tome 2 édité par la librairie du compagnonnage Paris - dépôt légal 1987.